Enfants exploités dans des usines ou des ateliers artisanaux, enfants domestiques, enfants soldats, enfants esclaves, victimes de trafics et de réseaux d’exploitation sexuelle. Ce qui se passe sur la décharge municipale du quartier de Stung Mean Chey, au sud de Phnom Penh, est purement effrayant, scandaleux, révoltant.
Des centaines d’enfants travaillent jour et nuit à ramasser des bouts de plastique, des bouts de carton déversés par d’incessants ballets de camions poubelles, au milieu d’une atmosphère hostile, putride où ils risquent à tout moment de se faire ensevelir par ces mêmes camions poubelles ou même se noyer dans d’infâmes sables mouvants.
Malgré cette chaleur étouffante, l’odeur irrespirable, les mouches qui se comptent par millions et bien qu’ils n’aient d’autre choix que de marcher en tongs dans ce bourbier innommable, les petits chiffonniers de Phnom Penh défient une injustice criante en affichant un sourire radieux !
Qui accepterait de travailler toute une journée dans des conditions aussi déplorables pour gagner un ridicule euro?
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