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VIE AU CAMBODGE
Avec une superficie de 180 000 km2 (un tiers de celle de la France) et ses 14 millions d’habitants (dont 4 sur 5 vivent à la campagne), le Cambodge se place au 130ème rang mondial sur l’échelle de développement humain du Programme des Nations Unies pour le Développement en 2004. Le Royaume du Cambodge, dont Phnom Penh est la capitale, est régi par une monarchie constitutionnelle avec en tant que Chef d’Etat, le prince Norodom Sihamoni élu roi en 2005 (qui succède à son père Norodom Sihanouk) et le Premier Ministre Hun Sen, qui gouverne le pays sans partage depuis 1985.
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Le pays du sourire
Les temples d’Angkor et le génocide perpétré par les Khmers rouges, voici les deux principaux clichés qu’ont de nombreux visiteurs en entrant au Cambodge.
Au-delà des plus beaux temples bouddhistes du monde et de paysages superbes, le Royaume khmer mérite d’être connu surtout et avant tout pour sa population attachante : en dépit de leur histoire douloureuse, les Cambodgiens sont restés très gentils, tolérants, particulièrement souriants et avenants.
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| Une situation économique déplorable
Traumatisé par cinq ans de régime khmer rouge (1975-1979) suivies de douze années d’occupation vietnamienne, le Cambodge se relève difficilement de ses blessures et compte parmi les pays les plus pauvres du Sud Est asiatique. La situation économique est telle qu’elle est maintenue sous perfusion à hauteur de 50% par l’aide internationale.
Près de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté avec tout au plus l’équivalent de 1 dollar par jour.
Le chômage frappe plus de 45% de la population et plus particulièrement les jeunes (42% de la population a moins de 15 ans). Seul un diplômé sur 10 trouvera un emploi stable.
Les femmes sont moins bien loties : scolarisation insuffisante, accès aux soins inexistants, violence sexiste, traditions culturelles fortement ancrées d’où important taux d’analphabètes, peu de postes à responsabilité, exploitation dans des réseaux de prostitution ou de main d’œuvre sous-payés et travaillant plus de 18 heures par jour …
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| Un système de santé en voie de résurrection
En 1979, au sortir du régime de Pol Pot qui extermina sciemment la plupart des intellectuels du pays, pas plus d’une cinquantaine de médecins ont réchappé au génocide.
En matière de santé publique, le Cambodge est un véritable champ de ruines en cours de lente reconstruction. Le gouvernement actuel consacre à peine plus de 3 dollars par an et par habitant au budget de la santé et s’appuie sur l’aide de nombreuses ONG qui tentent de pallier les défaillances d’un système de santé naufragé.
Les chiffres sont éloquents :
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- L’espérance de vie est de 57 ans.
- Le taux de mortalité juvénile est de 146/1000 naissances vivantes (contre 7/1000 en France).
- 85 % des accouchements ont lieu à la maison dont moins d’un tiers est assuré par du personnel qualifié.
- La malnutrition est associée à plus de 2/3 de la mortalité des enfants de moins de 5 ans.
- L’hépatite B touche de façon endémique 13% de la population tandis que le Sida fait une entrée fracassante au Cambodge avec 500 000 porteurs du virus (4% de la population). |
Il n’existe pas de système de sécurité sociale. Pas d’argent, pas de soins. Même en cas d’urgence, les enfants des gens déshérités agonisent et meurent sur le perron de l’hôpital sous les yeux de leurs parents parce que ces derniers ne pouvaient avancer les 10 ou 20 dollars qu’on leur réclamait. Avec un salaire de misère entre 20 à 30 dollars par mois, certains médecins et personnels infirmiers, mal formés et peu motivés, sont contraints d'exercer une activité parallèle (chauffeur de taxi, exploitant de cybercafés, petit commerce de faux médicaments) quand certains ne touchent pas des dessous de table pour soigner en priorité et avec davantage de zèle les plus fortunés.
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| Des réseaux de prostitution florissants
Au Cambodge, 60 000 prostituées exercent dans 3 000 bars, karaokés et salons de massage, dont plus d’un tiers a moins de 17 ans.
Au-delà des chiffres, des milliers d’enfants, filles et garçons, sont traités comme de simples marchandises à la merci de trafiquants peu scrupuleux qui alimentent l’industrie de la prostitution au gré d’une certaine demande touristique florissante.
Dans les zones rurales, afin d’améliorer pour quelques temps leur quotidien sordide, les parents vendent leurs enfants dans l’espoir d’une vie meilleure pour eux. Les acheteurs sont en fait des proxénètes alimentant les réseaux de prostitution.
Au Cambodge, une effroyable croyance veut que « pour guérir du Sida, il faut coucher avec une jeune vierge… » ! |
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Et si vous aussi, vous parrainiez un
enfant du Cambodge? |
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Carnet de bord des missions au Cambodge |
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