La vie dans le bidonville

Le centre Taramana Magdalena se situe près du bidonville de Boeng Salang, au nord de Phnom Penh – la capitale du Cambodge.

Phnom Penh est une ville de 2 millions d’habitants qui connaît une croissance démographique importante. Fuyant une grande pauvreté, de nombreux cambodgiens quittent les campagnes pour la ville, espérant trouver de meilleures conditions de vie.

Malheureusement, ces personnes sont trop souvent dans l’incapacité de payer un loyer dans la capitale.
Elles sont alors marginalisées à la périphérie de la ville, dans des bidonvilles.

LA SITUATION AU CAMBODGE

Meurtri par la guerre et par le drame du génocide des Khmer Rouges, le Cambodge se reconstruit petit à petit après des décennies de guerre et de génocide. 

Malgré une forte croissance économique (RNB par habitant : 2 627 USD en 2024), un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté.

LA RÉALITÉ DU BIDONVILLE DE BOENG SALANG

Contamination de la nourriture par les bactéries et les parasites.

Maladies diverses liées au climat tropical.

Transmission des virus par les moustiques.

Dans le bidonville de Boeng Salang, les conditions de vie restent extrêmement précaires : logements insalubres, surpeuplés et vulnérables aux inondations. La santé des enfants y est gravement menacée : 44 % des enfants de moins de 5 ans présentent un retard de croissance, 29 % souffrent d’insuffisance pondérale modérée à sévère, et la malnutrition est la première cause de mortalité infantile dans le monde, responsable d’environ 45 % des décès d’enfants de moins de cinq ans selon l’OMS.

L’accès à l’éducation et aux soins est très limité, et beaucoup d’enfants doivent travailler pour aider leur famille, réduisant encore leurs chances d’un avenir meilleur.

Face à l’urgence de la situation, Taramana a fait le choix de concentrer son action au sein de ce bidonville de Phnom Penh avec comme objectif principal le soutien à la scolarité de ces enfants.