La vie dans le bidonville

Le centre Taramana Magdalena se situe près du bidonville de Boeng Salang, au nord de Phnom Penh – la capitale du Cambodge.

Phnom Penh est une ville de 2 millions d’habitants qui connaît une croissance démographique importante. Fuyant une grande pauvreté, de nombreux cambodgiens quittent les campagnes pour la ville, espérant trouver de meilleures conditions de vie.

Malheureusement, ces personnes sont trop souvent dans l’incapacité de payer un loyer dans la capitale.
Elles sont alors marginalisées à la périphérie de la ville, dans des bidonvilles.

LA SITUATION AU CAMBODGE

Meurtri par la guerre et par le drame du génocide des Khmer Rouges, le Cambodge se reconstruit petit à petit et connait une forte croissance économique depuis plusieurs années.

Ce pays de 15 millions d’habitants demeure l’un des plus pauvres d’Asie du Sud-Est et du monde.

Selon la Banque Mondiale, en 2017 le RNB (Revenu National Brut) par habitant au Cambodge était de 1 230 $.
En comparaison, cela représente :

  • 6 fois moins que la moyenne en Asie de l’Est et Pacifique
  • 8 fois moins que la moyenne mondiale
  • 30 fois moins que la moyenne française.

Dans ce contexte de pauvreté extrême, il est difficile pour de nombreux cambodgiens de vivre dans des conditions décentes.

LA RÉALITÉ DU BIDONVILLE DE BOENG SALANG

Les habitants de Boeng Salang, installés autour d’une voie ferrée abandonnée, vivent dans des conditions de pauvreté plus que précaires.

Les logements sont très souvent en état de grande insalubrité. Des familles entières vivent dans des taudis surpeuplés, non isolés et inondables. Des conditions de vie avec des conséquences directes sur la santé des habitants :

  • contamination de la nourriture par les bactéries et les parasites
  • maladies diverses liées au climat tropical
  • transmission des virus par les moustiques

Les enfants sont souvent malnutris et en mauvaise santé. Au Cambodge, la malnutrition chronique touche 37% des enfants de moins de 5 ans. Ce taux peut atteindre 70% dans les bidonvilles. La plupart des enfants de Boeng Salang n’ont jamais été vaccinés et ne bénéficient d’aucun suivi médical. Ils sont d’autant plus exposés aux maladies.

Les dispositifs de soutien à la population sont inexistants et les accès à l’éducation ou aux soins sont très limités. Les enfants sont souvent mis à contribution pour augmenter les maigres revenus de leurs familles. Leur parcours scolaire est par conséquent très succinct.

De nombreux enfants ne peuvent donc pas suivre d’études et espérer un avenir meilleur.

Face à l’urgence de la situation, Taramana a fait le choix de concentrer son action au sein de ce bidonville de Phnom Penh avec comme objectif principal le soutien à la scolarité de ces enfants.