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Le contexte

Agir au Cambodge

Récemment meurtri par la guerre et par le drame du génocide des Khmer Rouges, le Cambodge se reconstruit petit à petit. Le pays demeure l’un des plus pauvres d’Asie du Sud-Est et du monde. Au Cambodge, le revenu mensuel brut par habitant s’élevait à 85$ en 2012, soit environ 76€.

Dans ce contexte de pauvreté extrême, il est difficile pour de nombreux cambodgiens de vivre dans des conditions décentes. Les logements sont très souvent en état de grande insalubrité. La nourriture peut être vectrice de bactéries et de parasites. A cela s’ajoutent les inondations, les moustiques et les maladies diverses liées au climat tropical.

Dans ce pays de 15 millions d’habitants, les dispositifs de soutien à la population sont inexistants. Les enfants sont souvent mis à contribution pour ramener un peu d’argent à la maison. Leur parcours scolaire est par conséquent très succinct.

Le bidonville de Boeng Salang

Le bidonville de Boeng SalangLe centre Taramana Magdalena se situe près du bidonville de Boeng Salang, au nord de Phnom Penh – la capitale du Cambodge.

Phnom Penh est une ville de 2 millions d’habitants qui connaît une croissance démographique importante. Fuyant une grande pauvreté, de nombreux cambodgiens quittent les campagnes pour la ville, espérant trouver de meilleures conditions de vie. Mais ces personnes se retrouvent bien souvent marginalisées à la périphérie de la capitale, dans des bidonvilles.

Les habitants de Boeng Salang, installés autour d’une voie ferrée abandonnée, vivent dans des conditions de vie plus que précaires. Des familles entières vivent dans des taudis surpeuplés, insalubres et inondables. Elles survivent souvent avec quelques dollars par jour et n’ont pas d’autre choix que d’emprunter à des taux extravagants.

Les enfants sont souvent malnutris et en mauvaise santé. Au Cambodge, la malnutrition chronique touche 37% des enfants de moins de 5 ans. Ce taux peut atteindre 70% dans les bidonvilles. La plupart des jeunes de Boeng Salang, qui n’ont jamais été vaccinés et ne bénéficient d’aucun suivi médical, sont d’autant plus exposés aux maladies.

De nombreux enfants ne peuvent pas suivre d’études et espérer un avenir meilleur. Face à l’urgence de la situation, Taramana a fait le choix de concentrer son action au sein de ce bidonville de Phnom Penh avec comme objectif principal le soutien à la scolarité de ces enfants.