Que deviennent Les anciens #4 – Vichheka

Après vous avoir donné des nouvelles de Sok Tith il y a quelques mois, nous revenons sur le parcours d’une autre ancienne élève, Vichheka. La jeune femme de 23 ans remonte le temps pour nous parler de son histoire avec Taramana, qui a commencé il y a maintenant quatorze ans.

Une ancienne parmi les anciens…

Alors âgée de 8 ans, Vichheka intègre Taramana en 2006, un an seulement après la création officielle de l’association. “J’étais en grade 2 [équivalent du CE1 en France] à l’école publique. Avec mes six frères et soeurs, on ne pouvait pas suivre de cours complémentaires en langues car ma famille n’avait pas les moyens de nous inscrire dans une école privée”, nous raconte-t-elle, avant de poursuivre : “À l’époque, le centre actuel n’existait pas. Taramana aidait les familles pauvres en leur distribuant du riz et en payant ou prodiguant des soins médicaux. Ils ont ensuite loué une petite maison pour donner des cours de langues. C’est là que j’ai pu commencer à apprendre l’anglais et le français.” Vichheka fait donc partie de la toute première génération d’élèves francophones de Taramana.

Elle nous confie les raisons qui l’ont motivée à apprendre la langue de Molière jusqu’à la fin de sa scolarité au Centre : “Je me disais qu’il serait plus facile de trouver un emploi si je maitrisais le français, vu qu’en ce temps-là peu de gens de mon âge parlaient cette langue au Cambodge”. Encore toute jeune, elle pensait déjà à son avenir. “Mais j’aimais aussi la langue en elle-même, ajoute-elle. Je voulais aussi découvrir la France, et j’en ai eu l’occasion grâce au théâtre !” Tout comme Dara et Vuthny, Vichheka est partie en tournée avec Les Petits Chenapans, la troupe de théâtre francophone menée par Jocelyn Dordé, fondateur de Taramana. Elle revient sur cette expérience.

Quatorze ans de souvenirs mémorables

“J’ai adoré ce voyage en France. Nous avons joué notre pièce de théâtre dans plein de lieux différents. Au début, j’avais un peu peur quand je montais sur scène mais petit à petit je me suis habituée. Nous avons aussi fait beaucoup de visites. Par contre, il faisait un peu trop froid pour moi et ça m’a donné mal à la tête… Mais j’aimerais quand même beaucoup y retourner !” nous assure-t-elle. “Le théâtre était mon activité préférée au centre, avec les cours de danse Apsara [danse traditionnelle khmère, ndlr].

Ce qui a également marqué Vichheka, c’est son séjour dans la province de Kep avec ses camarades. Mais au-delà des voyages, elle garde de très bons souvenirs de ce qui, il y a quelques années, constituait son quotidien. Je n’oublierai jamais mes professeurs. J’adorais étudier à Taramana, surtout les langues. J’aimais aussi beaucoup jouer avec mes amis et manger à la cantine tous les midis.” Elle évoque cette époque avec nostalgie. “Aujourd’hui, je continue à aller au centre lors des fêtes pour le Nouvel An Khmer, Noël et autres occasions. Je viens donner un coup de main à l’équipe avec mes amies. J’aimerais aussi continuer à pratiquer le français avec la troupe de théâtre mais malheureusement je n’ai plus le temps car je travaille maintenant. D’ailleurs, si j’avais un conseil à donner aux élèves actuels, ce serait de travailler dur et bien étudier, car ça leur permettra de trouver un bon emploi plus tard et de soutenir leur famille, comme je le fais actuellement.

En effet, aujourd’hui, Vichheka mène une vie équilibrée. Elle apprécie son travail en tant qu’employée du service Assurance Qualité d’une usine textile et elle profite de son temps libre pour cuisiner ou jouer au badminton. Elle pratique ce sport deux fois par semaine, et ce depuis quatre ans. La tranquillité de son quotidien ne l’empêche cependant pas de continuer à rêver. “Quand j’étais plus jeune, je voulais soit devenir médecin, soit ouvrir mon propre restaurant. Pour être médecin, c’est loupé, dit-elle en rigolant, mais j’espère ouvrir mon restaurant dans les années à venir !”

Nous lui souhaitons de réaliser ses objectifs ! Un immense merci à Vichheka d’avoir répondu à nos questions avec beaucoup de sincérité et de maturité.

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Covid-19 : les mesures prises à Taramana

Le samedi 15 mars 2020, suite à l’annonce de deux nouveaux cas de Covid-19 au sein du royaume, le gouvernement cambodgien a pris des mesures afin d’endiguer la propagation du virus. La première de ces mesures, résumées dans notre newsletter du mois d’avril, concernait la fermeture des établissements scolaires à Phnom Penh, quelques jours après ceux de Siem Reap.

L’une des actions principales de Taramana étant de dispenser des cours quotidiennement aux enfants de Boeng Salang, nous avons suivi les consignes comme les autres écoles. Le centre Taramana Magdalena est donc fermé depuis le lundi 16  mars, et ce jusqu’à nouvel ordre.

Suspension des activités du Centre

Qui dit fermeture de Taramana dit arrêt temporaire de toutes les activités qui impliquent directement les enfants. Les cours, ainsi que les activités extra-scolaires (rugby, football, sorties culturelles, etc.), sont suspendus. Il en va de même pour la cantine et l’infirmerie qui accueillaient les enfants tous les jours.

En parallèle, l’équipe sociale a également dû interrompre les visites dans les familles. Les enquêtes sociales sont donc en pause, mais la participation aux frais de logement (loyer, facture d’électricité, etc.) et la distribution de riz dans l’enceinte de Taramana sont maintenues. Les enfants des familles les plus en difficulté ne pouvant plus bénéficier d’un repas gratuit au centre pour le moment, il est important de continuer à apporter un soutien alimentaire aux familles. La distribution de riz a donc bien eu lieu le premier dimanche du mois et elle s’est effectuée dans le respect des consignes sanitaires énoncées par le gouvernement. Des quantités de riz supplémentaires ont également été préparées à l’avance au cas où le stock national venait à être restreint.

Quant aux événements qui étaient en cours d’organisation, ils n’auront pas lieu aux dates prévues. 

  • Le Green Day, la journée de sensibilisation à la gestion des déchets qui devait se tenir le 23 mars au centre et dans le bidonville de Boeng Salang, est reporté à une date ultérieure. 
  • La fête du nouvel an khmer, d’habitude célébrée au Centre sous forme de jeux et de spectacles montés par les enfants, les professeurs et les bénévoles, était prévue le 3 mars mais elle est malheureusement annulée. Mais pas d’inquiétude, les enfants auront plein d’autres occasions de faire la fête lors de la réouverture du centre !

Le staff toujours mobilisé

Les activités du centre sont au repos, mais pas l’équipe ! Visal, notre infirmier, s’est porté volontaire pour suivre une formation sur le Covid-19, et notamment sur les mesures de prévention, l’équipement de sécurité et la façon dont le virus se répand. Cela fait suite à un appel à l’aide lancé par le Premier Ministre Hun Sen et le Ministère de la Santé. Le 25 mars, 422 médecins et infirmiers ont été préparés à la lutte contre le coronavirus, dans l’optique d’être déployés dans des centres de soins à Phnom Penh ou en province aux côté de milliers d’autres soignants déjà mobilisés. En parallèle de cette mission, notre infirmier reste à la disposition des familles par téléphone en cas de problème. Il en va de même pour Jocelyn Dordé, président de Taramana et médecin de profession, actuellement au Cambodge 

L’équipe sociale reste elle aussi bien active, entre les mises à jour des dossiers, la préparation des prochaines enquêtes sociales et une réflexion collective sur l’amélioration du suivi individuel des élèves. De plus, notre assistant social qui habite dans le bidonville, fait la liaison entre les familles et le reste du staff. Il peut également surveiller de près la situation des familles si besoin.

Du côté des professeurs, la suspension des cours leur permet d’avoir plus de temps pour préparer les prochains mois. Au programme, l’enseignement habituel bien sûr, mais aussi un concours de mathématiques, de nouvelles sessions d’éducation morale et des présentations sur les fêtes nationales cambodgiennes qui seront nombreuses en mai.

Enfin, l’équipe francophone permanente continue ses missions de comptabilité, communication et fundraising qui sont, de par leur nature, un peu moins perturbées par la fermeture du centre. Les bénévoles qui étaient présentes ces derniers mois ont toutes dû terminer leur mission prématurément afin de rentrer en France auprès de leurs familles.

Nous vous tiendrons informés de l’évolution de la situation au Cambodge, en particulier pour les enfants et leurs familles. En attendant, prenez soin de vous et des autres !

 

La fresque des mains de la Taramana Family

Une cour de récré plus colorée !

La cour de récréation est le coeur du centre Taramana Magdalena. Comme le salon d’une maison, c’est l’espace où tout le monde se rassemble avant de retourner à ses occupations, en début de matinée et d’après-midi, et souvent lors des pauses. Des rassemblements aux fêtes annuelles, en passant par les jeux, la musique, les sessions de prévention et diverses interventions, la cour est le lieu de moments riches en rires et en transmission. Une atmosphère qui contrastait avec la grisaille des murs, jusqu’ici peu décorés ou de manière éphémère.

Armées de pots de peinture et de posca (un p’tit stylo blanc magique), les bénévoles ont alors pris les choses en main ! Elles se sont donné pour mission de rendre ce lieu de vie plus coloré. Leur idée : réaliser une fresque murale avec les mains des enfants et de l’équipe.

Un rite de passage pour les enfants

Au-delà de l’aspect décoratif, cette fresque des mains permet à chaque enfant de laisser une trace à Taramana. Un moyen artistique pour exprimer : “je suis passé.e par là”. 

Chaque enfant choisit une couleur et pose sa main sur le mur, à côté des autres empreintes, pour marquer son appartenance à la famille Taramana. À côté de chaque main est écrit le prénom des enfants, en khmer et en anglais, afin que chaque élève se sente représenté comme individu à part entière mais faisant partie d’un tout. 

Le staff a également mis la main à la pâte… ou plutôt à la peinture ! Ainsi, les membres de l’équipe et les bénévoles investis au quotidien auprès des enfants ont leur place sur le mur.

Poser son empreinte sera désormais un rite de passage pour les nouveaux élèves, professeurs, bénévoles… Cet acte symbolisera leur intégration au Centre et à notre grande famille. Au fil des années, on peut aisément imaginer que cette fresque des mains recouvrira une grande partie des parois du bâtiment. Une décoration pleine de sens !

Vous aussi, faites partie de la famille Taramana !

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Derrière le sourire des enfants de Boeng Salang

Fin 2018 sortait une vidéo intitulée La vie au centre Taramana. Celle-ci présentait les actions que nous menons au quotidien auprès des enfants. À travers ces images, les internautes ont pu se rendre compte de l’ambiance familiale qui règne sur le centre. L’enthousiasme se lit sur tous les visages et la joie d’être ensemble est partagée. Cette impression se ressent également dans nos autres vidéos, où un ton léger et humoristique est souvent de mise.

Derrière le sourire des enfants, une dure réalité

Taramana est comme une bulle, un espace de confiance, où les élèves peuvent simplement vaquer à leurs préoccupations d’enfants : apprendre, manger, jouer avec leurs camarades et participer à des activités de leur âge. Toutefois, lorsqu’ils rentrent chez eux, ils se retrouvent de nouveau face à une autre réalité. Derrière leurs sourires, aussi sincères soient-ils, se cache un quotidien difficile. Difficile pour eux et leurs familles, mais également difficile à imaginer lorsqu’on les voit étudier et rire de bon coeur, vêtus de leurs uniformes, comme n’importe quel autre enfant au Cambodge.

C’est donc dans un objectif de transparence et de sensibilisation que l’équipe a réalisé un nouveau reportage : Boeng Salang, derrière le sourire des enfants”. Un film qui dépeint, sans fard ni artifice, la vie des enfants en dehors du centre. Découvrez cette mise en lumière des conditions de vie des enfants, dans le bidonville où est implanté Taramana :

Malgré une situation économique dynamique dans le pays, la moitié de la population cambodgienne vit encore avec moins de 3 dollars par jour. Il est alors peu aisé pour les parents de subvenir aux besoins de leurs enfants. C’est dans ce contexte que Taramana les prend en charge et les intègre à ses programmes éducatif, social, médical et extrascolaire.

Plus que jamais besoin de votre soutien !

Au-delà de la volonté des enfants, de la coopération des parents et du travail de Taramana sur le terrain, c’est grâce à VOUS que nous pouvons mener nos actions depuis toutes ces années. 

Vos dons nous permettent d’assurer le bon fonctionnement du centre et de faire perdurer nos projets en faveur des enfants de Boeng Salang

Pour faire la différence 

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Découverte de la médecine traditionnelle chinoise, du Qi Gong et de l’art thérapie

Mi-janvier, nous avons accueilli au centre l’association française AMTAO pour une mission humanitaire de 10 jours de soins et sensibilisation auprès des enfants. L’équipe qui est intervenue à Taramana était composée de trois thérapeutes en médecine chinoise, d’une art-thérapeute et d’un joyeux coordinateur spécialiste de la faune Alpine. 

Acupuncture et médecine chinoise

Claire, Patricia et Sofyane ont proposé, aux côtés de Visal à l’infirmerie, des soins basés sur la médecine traditionnelle chinoise. Différentes techniques sont utilisées en fonction des symptômes et de la tolérance des enfants : certains d’entre eux étaient en effet moins ouverts à la pose d’aiguilles d’acupuncture ! Le stylet, les massages ou encore la moxibustion* font également partie des outils et méthodes de soins de cette médecine vieille de plusieurs millénaires.

*La moxibustion consiste à réchauffer – à l’aide des moxas, des bâtons d’armoises – un point d’acupuncture et à y faire pénétrer la chaleur à travers la peau. 

Les séances débutaient par la description des symptômes à l’aide de questionnaires, puis chaque enfant profitait pendant 40 à 50 minutes des mains expertes des praticiens.
Les acupuncteurs ont fait découvrir de manière douce la pose d’aiguilles qui représentait une source d’appréhension. Beaucoup d’enfants se sont étonnés de ne pas avoir mal et en étaient très fiers ! Pour d’autres, un simple massage a suffi à débloquer de nombreux noeuds et tensions.
Quelques habitants de Boeng Salang ont aussi pu bénéficier de la présence et des connaissances de l’équipe pour des soins au centre et dans le bidonville. 

Dans un souci de continuité et de partage, Patricia avait réservé le dernier jour de mission d’AMTAO pour former Jocelyn, Visal et Vuthny (ancien élève à Taramana et aujourd’hui étudiant en médecine) aux outils et techniques de la médecine chinoise.

La thérapie par l’expression des émotions et du corps 

Art thérapie

Avec Dominique (madame) et par petits groupes, les enfants ont découvert l’art thérapie : une démarche pour mobiliser leur potentiel créatif.

L’art thérapie est une stratégie de détour où l’enfant s’exprime à travers sa création. Les outils proposés sont les mêmes qu’en atelier d’arts plastiques ou d’arts vivants mais la finalité est ce qui se vit, non ce qui se voit. Les enfants ont ainsi mis en oeuvre des dispositifs pour soutenir leurs émotions et renforcer leurs capacités et ressources. Par la voix, le rythme, les sons, les marionnettes… ils pouvaient opérer une connexion à leurs sens et effacer la barrière de la langue. Le dessin, par exemple, est un excellent support pour contribuer au développement de l’enfant.

La salle était aménagée pour créer un environnement propice à la créativité et de manière à ce que les enfants se sentent en sécurité. Par groupe de 3 à 5 enfants, ceux-ci ont pris goût à suivre les propositions de Dominique et ont pu lâcher prise en confiance. Certains enfants avec des besoins spécifiques ont pu également bénéficier de séances individuelles. 

Qi Gong

Cet outil de la médecine chinoise combine mouvements, respirations et auto-massages. En développant l’attention aux sensations du corps, le Qi Gong est une belle continuité aux séances d’art thérapie.

C’est dans la salle de danse, réaménagée pour l’occasion, que des petits groupes ont pu s’initier à cette “gym”, comme dit Claire qui anime les séances. L’objectif proposé était, en revenant aux sensations du corps, de prendre conscience du rapport à soi et aux autres. Ce fut notamment l’opportunité pour certains enfants de souffler. En effet, ils ne s’autorisent pas toujours à reconnaître ou à exprimer leur fatigue ou leurs maux.

Le petit plus… une découverte des animaux des alpes ! 

C’est avec Dom’, passionné de la faune de sa région, que les enfants ont fait connaissance avec des animaux du bout du monde dans leur milieu naturel : la marmotte, le chamois, le mouflon, le bouquetin, l’aigle et bien d’autres. 

Autour d’un diaporama et de films, à grand renfort de mimes et d’imitation des cris des animaux, les enfants s’en sont donné à coeur joie. À noter dans les grandes découvertes : la vie des animaux nocturnes, la technique de chasse de l’aigle et bien sûr le sifflement de la marmotte, star absolue de ces ateliers !

Un IMMENSE MERCI à toute l’équipe pour votre implication, votre disponibilité et vos conseils. C’est avec de nouvelles idées pour étendre le projet au bidonville avec des soins à domicile que nous espérons le retour d’AMTAO l’année prochaine ! 

Que deviennent les anciens… #3 – SOK TITH

Une démarche assurée, un sourire espiègle et un regard empreint d’espoir. Lorsque l’on rencontre Sok Tith, on voit un jeune homme de 21 ans qui, comme beaucoup d’autres à son âge, bouillonne d’impatience à l’idée de poursuivre ses rêves. Il est donc difficile au premier abord d’imaginer l’histoire qui se cache derrière ce visage si enthousiaste.
Pudique mais généreux, il a accepté de se livrer sur la façon dont Taramana l’a aidé à devenir celui qu’il est aujourd’hui.

Dix ans en arrière… un élève déjà très prometteur

Tout comme nous l’avions fait lors des interviews de Dara et Vuthny, nous sommes revenus avec Sok Tith sur son parcours au centre. « Je suis arrivé à Taramana en 2008. De mes six années passées là-bas, je garde surtout en mémoire mes camarades de classe et mes professeurs. Ils m’ont donné le goût d’apprendre et d’être un bon élève. À l’époque, mes matières préférées étaient le khmer et les mathématiques. J’adorais aussi jouer au football. » Son visage s’illumine à l’évocation de ces moments passés à l’association.

Il se remémore également les nombreuses fêtes qui étaient organisées pour les enfants de Taramana, avant de nous confier son plus beau souvenir : « En grade 3 [CE2], j’ai été récompensé pour avoir terminé premier de la classe. Mes professeurs m’ont emmené, avec les autres meilleurs élèves, au parc animalier de Phnom Tamao. Ce petit voyage m’a marqué. J’étais tellement heureux ! »

« Taramana m’a donné un toit, des repas quotidiens, une éducation »

Quand on lui demande ce que représente Taramana pour lui, sa réponse est immédiate : « Taramana représente tout pour moi. Ça a joué un rôle déterminant pour mon avenir. Avant de rejoindre l’association, j’étais sans-abri. Taramana m’a donné un toit, des repas quotidiens, une éducation et la possibilité de participer à plein d’activités comme le foot, le rugby, le tennis, le yoga… C’est vraiment une bonne chose que Taramana existe, que ce soit pour moi ou les autres enfants issus de familles pauvres. »

Sok Tith fait partie des élèves qui vivent dans les conditions les plus difficiles. Bien qu’il affiche une grande détermination, il est de ceux qui réfléchissent beaucoup. « J’ai rencontré pas mal d’obstacles dans ma vie et j’ai fait des erreurs. Quand j’y pense trop ou quand je stresse, j’aime bien m’asseoir sous un arbre et lire un livre ou écouter de la musique. Le foot et les jeux vidéo m’aident aussi à me changer les idées quand j’ai du temps libre. »

Un avenir plus radieux se dessine

Même s’il revient de loin, cela ne l’a jamais empêché d’avancer et de se donner les moyens de construire sa vie comme il le souhaite. Il s’est même essayé à la boxe il y a quatre ans pour gagner un peu d’argent. Aujourd’hui, Sok Tith se concentre sur ses études et prépare tranquillement son départ pour la Thaïlande, où il intégrera l’université de Ubon pour commencer une licence.

En effet, grâce à ses efforts, il a décroché une bourse d’excellence et a pu intégrer un programme d’échange universitaire qui prend en charge ses frais de scolarité et de logement. C’est en informatique qu’il souhaite se spécialiser, un domaine qui le passionne, pour devenir développeur. Mais une première étape s’impose : les cours étant entièrement dispensés dans la langue de son futur pays d’accueil, il suit depuis 6 mois une formation pour apprendre le thaïlandais. Un nouveau défi que Sok Tith est prêt à relever ! Et il pense déjà à la suite :

« Quand j’aurai terminé ma Licence, je souhaite poursuivre avec un Master, toujours dans le même domaine, avec un bon emploi à la clé pour être en mesure de soutenir ma famille. Et une fois mon diplôme obtenu, j’aimerais aussi pouvoir apporter mon aide à Taramana si besoin ». Une proposition que nous gardons précieusement en tête. En attendant, Taramana continue à accompagner financièrement Sok Tith pendant ses études en Thaïlande. Nous lui souhaitons beaucoup de réussite et de très belles aventures pour ce nouveau chapitre de sa vie !

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Tournoi de rugby à Singapour

Début décembre, six de nos jeunes rugbywomen se sont envolées direction Singapour pour participer à un grand tournoi sportif organisé par l’ONG Kampuchea Balopp (KB). Retour sur quatre jours riches en émotions, découvertes et rencontres.

Un week-end de grandes premières !

Vendredi 6 décembre dernier, nos jeunes sportives se sont rendues à l’aéroport accompagnées de leurs parents pour rejoindre leurs co-équipières et coachs. Pour toutes, prendre l’avion est inédit !

C’est avec beaucoup d’émotions que les familles se sont quittées, mais la tristesse des au-revoir a vite laissé place à l’excitation des premières découvertes. À bord de l’avion Chanminea nous raconte avec beaucoup d’enthousiasme qu’elle a pu voir sa maison depuis le hublot ! Morokot nous explique : « j’ai eu un peu peur au décollage et à l’atterrissage » tout comme Leakhena et Sethiseul… Sreylin, quant à elle, a beaucoup apprécié le voyage.

Une compétition sous le signe de la bonne humeur

Dès le lendemain, un grand tournoi de rubgy rassemblant plus de 400 joueuses les attendait. Invitées par les Valkyries et la Tanglin Rubgy Club, les filles ont pu participer au Singlife Girls Rugby TRC Cup, la compétition de la coupe de la vérité et de la réconciliation de Singapour.

Chanminea se souvient : « La compétition était très fatigante, j’étais souvent essoufflée ! ». Sous le nom des KB Tigers, nos joueuses ont décroché une victoire lors de ce tournoi. « Il y avait une très bonne entente entre toutes les équipes ! » nous précise Sreylin. « Tout le monde était très content de participer aux matchs » rajoute Panhchakpum.

Même si elles ne sont pas sorties vainqueurs de la compétition, elles se sont vaillamment battues sur le terrain face à des équipes de Singapour et de Malaisie. Leur engagement ainsi que leur motivation leur ont valu beaucoup de compliments de leurs hôtes et elles ont tout de même ramené une médaille à la maison !

De l’effort… mais aussi du réconfort !

Après une journée sportive, l’équipe a pu profiter d’un temps de répit avec la visite de la « Lion City ». Au programme, balade dans Singapour, piscine et barbecue le tout dans la joie et la bonne humeur. Elles ont toutes été surprises par la propreté de la ville. Panhchakpum nous raconte qu’elle a été interpellée par la grande statue de poisson. À l’unanimité ce qu’elles ont préféré c’était le plouf dans la piscine !!!

Sur place, elles ont été hébergées dans les familles des joueuses des Valkyries, l’équipe de rubgy féminine de la péninsule. Toutes très bien accueillies, certaines avaient apporté des cadeaux de remerciement comme Sethiseul des peluches et Leakhena des livres. Sreylin se souvient « ma famille d’accueil m’a fait beaucoup à manger ! Et les fruits n’avaient pas le même goût qu’au Cambodge. »

Ce long week-end leur aura appris de grandes valeurs et des leçons de vie dont l’esprit d’équipe et le respect parmi beaucoup d’autres choses. Un énorme merci à KB ainsi qu’aux hôtes de Singapour d’avoir fait de ce week-end un moment gravé dans les mémoires nos jeunes filles.

PS … et si vous trouvez que Leakhena fait la tête sur les photos ou qu’elle est parfois absente, c’est qu’elle a eu la bonne idée de déclarer la varicelle pile pendant le voyage ! Heureusement, elle a été bien soignée et pu prendre du repos dans la famille qui l’hébergeait pendant le séjour.

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Noël à Taramana

Noël s’est invité dix jours plus tôt que prévu à Taramana cette année ! Les enfants ont profité d’une journée complète de festivités, le 13 décembre dernier.
Jeux géants, film, snacks et cadeaux et un grand spectacle en clôture… Cela n’était pas sans rappeler les bons souvenirs des activités organisées lors du Nouvel An Khmer ou du concours Taramana’s Got Talent.

Une journée haute en couleurs

Cette année, l’équipe des bénévoles avec la complicité des professeurs a largement fait participer les enfants à l’organisation de la fête. De la confection des décorations à la réalisation des accessoires pour les jeux, on peut dire que les enfants n’ont pas chômé ! Le mot d’ordre : développer leur créativité en donnant une seconde vie aux déchets. Cartons, boîtes en plastique, briques de lait, pots de yaourt, fils de fer, laine… un coup de peinture et le tour est joué !

Par équipes, les petits comme les grands ont eu la joie d’éprouver les jeux qu’ils avaient eux-mêmes fabriqués : twister et memory géants, pêche aux canards, chamboule tout, course en sac, jeu du béret… autant de stands telle une grande kermesse !

Après l’effort le réconfort… alors pour finir en douceur, chaque enfant a reçu un petit sac de cadeaux et de friandises (sans oublier le tube de dentifrice et la brosse à dents pour chacun 😉 .

Un show aux multiples talents

Depuis quelques semaines, les répétitions allaient bon train au centre car chaque classe préparait une surprise pour le spectacle. Sur une scène à grand renfort de projecteurs et sous les applaudissements du public, les élèves nous en ont mis plein la vue !

Au côté des interprétations de chants de Noël, playbacks, scènes de théâtre et chorégraphies, une belle nouveauté : un défilé de mode made in Boeng Salang. Nos artistes en herbe ont exécuté leurs prestations avec professionnalisme et se sont révélés être de vraies stars !

Pour clôturer cette soirée, les enfants – encore plein d’énergie – se sont déchaînés sur la piste de danse. 20h30, il est l’heure de rentrer pour nos petits des étoiles plein les yeux… vivement l’année prochaine !

Toutes les photos …

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Taramana et la réalité du système éducatif cambodgien

En novembre, c’est la rentrée des classes pour les enfants cambodgiens. Une occasion parfaite pour faire un point sur l’éducation au Cambodge, ce domaine étant au coeur de notre action. Alors que nous revenions dans notre newsletter du mois sur l’évolution du système scolaire cambodgien, attardons nous ici sur les difficultés qui subsistent dans ce secteur, et qui touchent donc inévitablement les enfants que nous accompagnons au quotidien à Taramana.

Les défis de l’éducation au Cambodge… et à Boeng Salang

Le Cambodge garde des cicatrices profondes des massacres perpétrés sur son sol. L’une d’elles est la situation financière difficile dans laquelle vivent certaines familles, et notamment celles des enfants de Taramana. Gagner de l’argent étant leur priorité, l’instruction des enfants est souvent reléguée au second, voire au dernier plan.

Cela s’explique par le fait que, même si l’école publique est officiellement gratuite pour tous, il y a en réalité des frais non-officiels qui représentent un coût très important pour les familles, tels que les uniformes obligatoires et autre matériel scolaire, les frais de transport, mais aussi l’argent que les élèves doivent donner tous les jours à leurs professeurs à l’école publique, afin de compléter le salaire très modeste de ces derniers.

Autrement dit, envoyer leur enfant à l’école constitue non seulement un manque à gagner pour les parents, puisque l’enfant n’a plus de temps de travailler et de contribuer aux revenus de la famille, mais la scolarisation représente également une lourde dépense qu’ils ne peuvent pas assumer. De plus, en parallèle des cours à l’école publique où ils se rendent sur une demi-journée, les élèves cambodgiens suivent généralement des cours complémentaires dans des écoles privées payantes et donc non accessibles à tous.

Les conséquences de ces inégalités sont par exemple le fait que les enfants issus de familles en difficulté ont du retard par rapport à leurs camarades qui eux étudient dans des écoles privées. Une autre conséquence est le décrochage scolaire. Certains abandonnent en effet l’école très tôt pour travailler dans des usines ou parfois même dans la rue, et ainsi aider leurs familles. Rares sont donc ceux qui poursuivent leurs études jusqu’en grade 12, équivalent de la Terminale en France, et très peu ont les moyens de s’inscrire à l’université car les frais sont élevés. C’est face à de telles situations que Taramana intervient, afin que les enfants puissent grandir et s’épanouir comme les autres, malgré les conditions de vie de leurs familles.

À Taramana, un soutien matériel et un programme éducatif diversifié

Après une enquête sociale auprès de leurs familles, les enfants de Boeng Salang peuvent bénéficier du soutien de Taramana à une condition : être scolarisés à l’école publique et s’y rendre de manière assidue. Cependant, compte tenu des obstacles exposés plus haut, la plupart des familles n’ont pas les moyens de payer tous les frais associés à l’école.

Pour lever cet obstacle, Taramana participe directement au financement de la scolarité des enfantsAinsi, à chaque rentrée les élèves reçoivent des fournitures scolaires (trousses, cahiers, stylos, crayons, gommes, tailles crayons…), parfois accompagnées de nouveaux uniformes. Nous aidons aussi directement l’école publique où se rendent les élèves du centre, en donnant également du matériel à l’établissement et en complétant le salaire des professeurs. Quant aux plus âgés, les étudiants, Taramana abonde pour la prise en charge de leurs frais d’inscription à l’université ou dans des formations professionnelles. Cette année, grâce à l’aide du Groupe Bouygues, ce sont 16 jeunes qui pourront entamer ou poursuivre leurs études.

Au-delà de l’aide matérielle, les enfants qui se rendent quotidiennement au centre bénéficient de cours de soutien en khmer, mathématiques, anglais et pour ceux qui le souhaitent en français et en informatique. D’autres connaissances ou compétences toutes aussi importantes sont également enseignées aux enfants, par notre équipe pédagogique, appuyée par les bénévoles et intervenants extérieurs. À commencer par la confiance en soi, ou encore l’ouverture d’esprit, la créativité, le rapport à l’autre, la communication, l’esprit d’équipe, etc.

Toutes ces notions leur sont transmises à travers le sport, le théâtre, des ateliers créatifs, des sorties culturelles, des activités artistiques, des sessions de sensibilisation, des formations et bien d’autres projets qui se dessinent chaque année…

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Kampuchea Balopp Day, tous réunis autour du ballon ovale

C’est avec plaisir que nous avons accepté une nouvelle fois l’invitation de notre partenaire rugby depuis maintenant plus de 5 ans, l’ONG Kampuchea Balopp (KB) !

Pour marquer la rentrée, une rencontre de rugby inter-ONG était organisée.

Comme tous les évènements proposés par KB, cette journée a été l’occasion d’utiliser le rugby comme vecteur d’éducation et d’intégration sociale. En effet, les enfants sont amenés par l’intermédiaire du sport à s’ouvrir davantage à l’autre et à faire preuve d’esprit d’équipe avec des enfants issus d’autres organisations et d’autres milieux.

Une journée “à fond les ballons”

Dimanche 15 septembre, se sont donc 29 sportifs de Taramana de 11 à 15 ans qui sont partis de bonne heure et de bonne humeur pour rejoindre la Northbridge International School où se tenait la rencontre.

Une quinzaine d’équipes ont été formées pour l’occasion mélangeant filles et garçons des différentes structures présentes. Nous avons ainsi eu la joie de partager un moment avec différentes ONG qui oeuvrent toutes pour offrir un avenir meilleur aux enfants du Cambodge :

  • Cambodian Children’s Fund
  • Indochina Starfish Foundation (ISF)
  • Pour une Sourire d’Enfant
  • Sok sabay Association
  • Action Cambodge Handicap

Après un temps d’échauffement, les enfants se sont affrontés suivant leur tranche d’âge lors de matchs amicaux et ont pu se défouler sur 3 terrains différents.

Ce tournoi a été aussi l’occasion de rencontrer “Les Valkyries” de Singapour : une équipe issue du premier club de rugby féminin de la péninsule. Une délégation de 40 jeunes filles avaient fait le voyage accompagnées de leurs coachs et de leurs parents.

Kampuchea Balopp, une ONG qui n’en n’est pas à son premier “essai”

Créée en 2013, Kampuchea Balopp (KB) est une organisation cambodgienne qui assiste les enfants démunis et/ou handicapés dans leur épanouissement et construction au travers du sport. Au travers la pratique du rugby, les enfants sont amenés à développer des qualités humaines essentielles, telles que le partage, le respect mutuel, la tolérance ou encore l’esprit d’équipe.

Ce sport connu pour transmettre des compétences sociales sur et en dehors du terrain est une réelle philosophie de vie comme l’explique Jean-Baptiste Suberbie, fondateur de cette ONG ▶ en savoir +

Grâce à KB, les élèves de Taramana ont la chance de suivre des entraînements de rugby une fois par semaine avec des éducateurs sportifs. En parallèle, les jeunes participent aux événements sportifs organisés par KB au cours de l’année.

Nous tenions à remercier chaleureusement Kampuchea Balopp qui, pour cette rencontre du 15 septembre, a généreusement mis à notre disposition un grand bus. Cela a permis à un plus grand nombre de nos jeunes sportifs de participer à l’évènement.

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Que deviennent les anciens… #2 – Vuthny

Le mois dernier, nous démarrions la série « Que deviennent les anciens ? » avec l’interview de Dara. C’est désormais au tour de notre médecin en herbe, Vuthny Din, de nous conter son histoire avec Taramana. Le sourire aux lèvres, l’étudiant de 24 ans revient sur son évolution depuis ses débuts au centre et nous confie ses aspirations.

Une visite qui a changé sa vie…

C’est l’histoire d’un adolescent qui voit arriver dans son village un groupe de cambodgiens accompagné d’un étranger. Il avait ouï dire qu’ils venaient réaliser des enquêtes sociales auprès des familles du quartier, afin d’accueillir dans leur ONG les enfants qui sont le plus dans le besoin. Le jeune garçon demande alors à l’un des cambodgiens s’il peut venir à l’association. Le groupe de visiteurs se rend donc chez lui pour constater la situation de sa famille, et c’est ainsi que Vuthny, 13 ans, débute à Taramana.

Aujourd’hui étudiant en 4ème année de médecine, qu’il vient tout juste de valider haut la main, il se remémore son parcours au centre avec une émotion non dissimulée :

« J’étais très heureux de pouvoir y étudier les langues et l’informatique, en particulier le français car j’avais un bon professeur grâce auquel j’ai pu progresser très vite. Je faisais aussi du foot et du rugby, ce qui m’a appris l’importance du travail d’équipe et de la solidarité. À 15 ans, j’ai commencé les cours de théâtre avec Jocelyn (Dordé, président de l’association, ndlr.) et ça m’a complètement transformé. À l’époque, j’étais un enfant qui ne parlait pas beaucoup, qui avait peur de se mettre en avant. Alors imaginez un enfant tout timide qui se retrouve à devoir jouer sur scène en français devant un public francophone… » Il sourit à l’évocation de ce souvenir, avant de poursuivre : « Le théâtre a vraiment boosté ma confiance en moi et m’a aidé à m’exprimer plus librement. C’est en grande partie grâce au théâtre et aux conseils de Jocelyn que je suis devenu celui que je suis aujourd’hui. »

Lorsque nous lui demandons de citer ses plus beaux souvenirs avec Taramana, il ne sait par où commencer.

« J’ai participé à plein de spectacles au centre et en dehors, j’ai appris à jongler avec des bolas grâce à un ancien bénévole, j’ai réussi l’épreuve du DELF niveau B1… J’ai vécu beaucoup de belles choses grâce à Taramana, mais mon plus beau souvenir reste le voyage en France avec la troupe de théâtre. Je me sens très chanceux d’avoir pu découvrir ce pays. C’était un rêve d’enfant devenu réalité. »

… et le pousse à aller toujours + loin dans ses projets

Dès l’âge de 7 ans, Vuthny aspirait à devenir médecin. Mû par sa volonté d’aider son prochain, il souhaitait exercer un métier qui lui permettrait d’impacter positivement la vie des gens. Il nous explique alors qu’au-delà de son histoire avec Taramana, son intérêt pour la France vient aussi du fait que la langue française est essentielle dans les formations médicales au Cambodge. « Avoir l’opportunité d’étudier et pratiquer le français, avec la troupe de théâtre ou avec les bénévoles, m’a rapproché encore un peu plus du métier de mes rêves », ajoute-t-il.

Se sentant extrêmement reconnaissant envers Taramana, Vuthny donne un coup de main à l’association dès qu’il le peut, en dispensant des cours de français, d’anglais ou de khmer, en accompagnant les enfants lors des sorties, en animant les fêtes au centre, etc. À l’avenir, il aimerait aider à faire perdurer les actions de Taramana, afin de continuer à voir les enfants grandir, apprendre et s’épanouir. Il espère également pouvoir ouvrir un second centre pour soutenir les enfants habitant à la campagne.

« C’est grâce à Taramana que j’ai pu m’en sortir. Quand je regarde les enfants, ça me rappelle quand j’étais petit. C’est une immense chance de pouvoir étudier dans cette association. Il est important que les élèves le gardent précieusement en tête et qu’ils restent motivés pour venir régulièrement au centre, étudier sérieusement et participer à toutes les activités. Je souhaite que la chance qui m’a porté tout au long de mon parcours les porte à leur tour. » Une belle conclusion pour cette entrevue pleine d’humilité et de générosité.

Un grand merci à Vuthny de nous avoir accordé de son temps. Nous lui souhaitons beaucoup de réussite dans ses études et ses projets !

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Tout savoir sur le parrainage à Taramana

Comme beaucoup d’ONG agissant auprès des enfants défavorisés, le parrainage est la principale source de revenus de Taramana.
Cela représente aujourd’hui près de 60% des revenus de l’association.

Mais savez-vous exactement ce qu’est un parrainage et ce qu’il implique ?

Nous vous proposons un petit quizz de rentrée pour tester bodrum escort vos connaissances et découvrir les particularités du parrainage à Taramana…
⚠️ il y a parfois plusieurs réponses possibles.

C’est parti pour le quizz !

1 – Quels types de parrainages existent-ils à Taramana

a. Le parrainage collectif, qui correspond aujourd’hui le mieux aux besoin de l’association
b. Le parrainage individuel d’un enfant, tout au long de son parcours à Taramana
c. Le parrainage éducatif, qui finance exclusivement la scolarité escort bodrum et les études des enfants
d. Le parrainage santé-nutrition, qui se concentre sur l’accès aux soins, les repas à la cantine et la distribution du riz

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a & b

À Taramana, vous pouvez choisir entre un parrainage collectif ou un parrainage individuel. Un parrainage collectif permet à l’association d’accueillir chaque enfant dans les meilleures conditions, c’est pourquoi cette forme de parrainage convient le mieux aux besoin de Taramana aujourd’hui.

 

2 – Quelle est la différence entre un parrainage individuel et un parrainage collectif ? 

a. Un accès VIP au centre, avec prise en charge du billet d’avion et de l’hébergement pour une visite à son.sa filleul.e
b. Une correspondance privilégiée avec son.sa filleul.e
c. Le montant d’un parrainage individuel est légèrement plus élevé
d. Les enfants parrainés individuellement sont prioritaires à la cantine et pour les activités extra-scolaires

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b !

Un parrainage individuel vous permet de correspondre avec votre filleul.e. Cette forme de parrainage implique un engagement certain de la part du parrain et de la marraine afin de maintenir la relation avec l’enfant.

 

3 – Dans un parrainage individuel, comment sont choisis les enfants à parrainer ? 

a. Nous favorisons les enfants qui viennent à Taramana depuis longtemps : premier arrivé – premier servi
b. Grâce aux enquêtes sociales, nous mettons la priorité sur les enfants dont la situation est la plus critique
c. Un tirage au sort est organisé par l’équipe du centre au Cambodge
d. En fonction des désidératas des parrains et marraines

?… voir la réponse

b

Les enfants à parrainer sont choisis en fonction de l’urgence de leur situation. Nous prenons aussi en compte leur assiduité à l’école publique et au centre Taramana Magdalena.

 

4 – Comment s’appelle la personne chargée des enquêtes sociales ? 

a. ENG Dararith
b. ENG Sovan Daro
c. ENG Sovan Dara
d. DOEU Visal

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a

ENG Dararith est notre assistant social depuis déjà 5 ans. Il habite avec sa famille dans le bidonville et connaît donc très bien les enfants et leur contexte social.

 

5 – Quelle est la durée d’un parrainage ? 

a. Le parrain s’engage à soutenir son.sa filleul.e à vie
b. 2 ans, avec reconduction tacite
c. Le parrainage s’inscrit dans le long terme pour soutenir les enfants jusqu’à la fin de leurs études ou l’accès à leur indépendance financière
d. Le parrainage s’arrête quand l’enfant obtient son baccalauréat

?… voir la réponse

c

Quelqu’en soit le cadre, le parrainage est un engagement à long terme. L’objectif est d’accompagner un.des enfant.s au terme de sa scolarité et ses études, jusqu’à ce qu’il soit financièrement indépendant.

 

6 – Comment est utilisé l’argent du parrainage ? 

a. L’argent est distribué aux enfants à chaque fin de moi
b. Cela finance nos missions éducatives, sociales, sanitaires et toutes les autres activités extra scolaires
c. Les parrainages assurent l’accès pour tous les enfants au centre médico-éducatif Taramana Magdalena
d. Le financement des projets et des aides aux enfants et à leurs familles sont décidés par la Conseil d’administration et validé lors des Assemblées Générales

?… voir la réponse

b & c & d

Un parrainage finance l’ensemble de nos actions auprès des enfants. Cela va des achats de nourriture, du matériel scolaire, des vaccins et médicaments aux salaires de l’équipe au Cambodge… en passant par les dépenses de fonctionnement du centre. Le détail des dépenses est publié chaque année dans le rapport d’activité disponible sur notre site internet.

 

7 – Un parrainage peut-il s’arrêter ? 

a. Oui, avec l’aide d’avocats pour rompre le contrat d’engagement
b. Oui, si l’enfant parrainé arrête sa scolarité
c. Oui, si l’enfant parrainé déménage loin du centre
d. Oui, à tout moment vous pouvez signifier votre souhait de mettre fin au parrainage

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b & c & d

Bien que le parrainage soit un engagement sur le long terme, il est possible de l’arrêter.

Du côté du parrain, des difficultés financières peuvent malheureusement engendrer cet arrêt. Du côté de l’enfant, la décision de la famille quant à l’arrêt de la scolarité ou si l’enfant ne vient plus au centre met fin au parrainage.

 

8 – Comment puis-je payer ? 

a. Par chèque ou virement bancaire
b. Par prélèvements automatiques (mensuels ou trimestriels ou bi-annuels…)
c. Par Paypal
d. En liquide, à remettre en main propre au Président ou à la trésorière

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a, b, & c

Même si 80% des parrains choisissent le prélèvement automatique, nous organisons le paiement selon votre souhait.

Alors ? Incollable ou vous avez eu des surprises ?

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? Je veux en savoir + toutes les informations dans notre Guide du parrain
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